Mahâ mudra : le grand geste

En ces temps difficiles et favorables à la peur, aux craintes, à la panique, ne laissons pas s’éparpiller PRANA ( l’énergie vitale) qui nous habite, et soyons responsables , tous, pour les autres, pour soi . . . ☀️🙏

L’éclairage de Boris TATZKY sur cette posture particulièrement efficace dans le véhicule et la fixation des énergies.

Du sanskrit Maha : Grand, noble, prestigieux – Mudra: Scellement, sceau


💫Au sein des innombrables postures du Hatha-Yoga, quelques unes d’entre-elles présentent un intérêt exceptionnel. C’est le cas notamment de celles qui portent le nom de Mudrâ (sceau). Elles ont la particularité de proposer des actions très efficaces sur le contrôle des énergies vitales du pratiquant et sur les processus d’éveil d’une pleine conscience, qui jusque là, sommeillait en nous. (Kundalinî)

💫C’est le cas de Mâhamudrâ, dont le propos est de permettre, grâce à l’utilisation de certaines fixations intérieures (bandha), de développer la concentration et de stabiliser le souffle et l’énergie vitale dans le corps. Cette posture est également présentée comme un moyen salvateur qui par sa pratique régulière réduit progressivement les tensions mentales et développe des capacités psychiques.

Son étymologie vient de Mahâ qui signifie grand, noble et de Mudrâ qui peut se traduire par sceau, geste, signe et aussi matrice.

Références aux textes :

Cette posture est mentionnée dans les textes fondamentaux du Hatha-Yoga, notamment la Hatha-Yoga-Pradîpikâ (III-10). Grâce à la traduction de Tara Michaël, voici des extraits de la présentation de cette posture dans la Pradîpikâ :

« Pressant le talon du pied gauche contre le périnée et allongeant face à soi la jambe droite, on doit tenir fermement le pied droit avec les deux mains. Ayant fermé la gorge par le Jalandhara bandha, on doit maintenir l’énergie dans une course ascendante. Ainsi la conscience/énergie qui était lovée (Kundalinî) devient éveillée. Les grandes causes de souffrance, à commencer par la peur de la mort, sont détruites par cette Mudrâ ».

Symbolique :

Attention, Mahâmudrâ est une pratique majeure . Elle figure parmi les dix Mudrâ, décrits dans la Hatha-Yoga Pradîpikã, consacrées à l’éveil de la conscience/énergie. Elle permet de sceller le souffle et la vigilance à l’intérieur du corps, tout en stimulant la grande circulation des énergies du bas du corps vers le haut, du périnée jusqu’au sommet du crâne.

De prime abord, elle est une posture d’étirement de la colonne vertébrale qui demande une technique précise et rigoureuse. Sa pratique requiert le contrôle conjoint des trois principales fixations de l’attention dans le corps : Mûla bandha, la fixation de la racine, Uddîyâna bandha, l’envol viscéral et Jâlandhara bandha, la fixation de la gorge. Ces bandha doivent être associés à une parfaite maîtrise du souffle. C’est grâce à cette synergie qu’il y a une très forte poussée intérieure de l’énergie vitale du bassin vers le cerveau, symbolisant le passage de la conscience depuis notre monde physique vers l’éveil au monde spirituel, en traversant l’alignement de tous les chakra, les centres de l’énergie vitale.

Nous retrouvons également une recherche d’équilibre des polarités symbolisées par le couple Lune/Soleil et qui représentent toutes nos dualités physiques et énergétiques, notamment les aspects féminins et masculins présents en chacun de nous. Tout ceci fait de Mahâmudrâ une attitude particulièrement complexe et efficace. La conjonction précise de ces différents éléments crée les conditions d’une profonde concentration qui recentre toutes les énergies du pratiquant. Elle est particulièrement réputée pour favoriser le développement des facultés de vigilance et d’acuité de conscience.

Ses bienfaits dans le corps physique :

Au niveau du corps d’énergie, elle purifie le réseau de tous les nadis ( canaux d’énergie) , elle équilibre le côté solaire ( Pingala, à droite) et le côté lunaire ( Ida , à gauche ) .

La pratique de Maha Mudra permet une action sur tous les muscles étayant la colonne vertébrale, libérant les nerfs s’insérant à tous les niveaux. Elle assouplit l’articulation coxo-fémorale, les genoux, elle développe la légèreté du corps, elle tonifie les organes abdominaux, les reins, les glandes surrénales, elle améliore la digestion, elle assure la clarté de la pensée.

 » Ce qui caractérise l’acte juste c’est un acte totalement adapté à une situation donnée, qui ne lèse ni celui qui l’accomplit ni celui à qui il s’adresse et qui n’attend pas de récompense  » ( KRISHNAMURTI)

Prenez soin de vous et de vos proches 💕🙏

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